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La cathédrale Saint-Pierre

Située dans l'écusson, le centre de la vieille ville de Montpellier, la cathédrale Saint-Pierre est le plus important monument de style gothique de la ville de Montpellier et la plus grande église du Languedoc-Roussillon. Elle est classée Monument Historique par arrêté du 9 août 1906.

Son origine

Le Fort Saint-Pierre

Les agrandissements du XIXème

 Origine

La cathédrale Saint-Pierre était à l'origine la chapelle du Monastère-Collège Saint-Benoît Saint-Germain, fondée en 1364 et consacrée en 1367 par le pape Urbain V.

Au 16ème siècle, Montpellier est devenue une ville très puissante et dynamique. Elle attire le pouvoir religieux et le siège épiscopal est transféré de Maguelone à Montpellier en 1536. Les évêques y établissent leur résidence et l’église-abbatiale est à ce moment-là érigée en cathédrale.

Le « fort Saint-Pierre »

Les quatre tours qui s'élèvent aux angles de la nef ainsi que de nombreux systèmes de défense (chemin de ronde et mâchicoulis) font de ce bâtiment une véritable forteresse. C’est de là que vient son surnom de fort.

Durant les guerres de religion, la cathédrale a été la cible des attaques protestantes. Elle a subi de nombreuses dégradations en 1561 et 1567.

En 1561, la cathédrale fut le lieu de replis pour les catholiques assiégés par les protestants qui tiraient sur eux depuis la Canourgue. Après le siège qui dura la nuit, la foule pénètre par une brèche dans la cathédrale où s'étaient réfugiés quelques dignitaires catholiques accompagnés d'une troupe de soldats. En six ou sept heures, l’église fut complètement dépouillée.

En 1562, la cathédrale perd ses cloches et ses grilles de fer qui sont fondues pour faire des munitions face au siège de la ville par les catholiques.

En 1567, la cathédrale subit les assauts des protestants qui cette fois vont s'attaquer au bâtiment. Une tour s'effondre sous les coups des calvinistes entraînant avec elle la démolition partielle de l’église et l’effondrement de la voûte. Les chanoines de la cathédrale se réfugièrent à Villeneuve-les-Maguelone et à Frontignan ou ils restèrent jusqu'à la fin du siège de Louis XIII en 1622.

Le roi fit aussitôt reconstruire la cathédrale. La voûte, le pavement de la nef et la façade sont refaits. Après avoir été réaménagée selon un projet de Jean-Antoine Giral au 18ème siècle, Saint-Pierre est victime de la volonté de la transformer en un édifice plus ambitieux.

Lors de la révolution, la cathédrale est saccagée. Elle servira d’entrepôt militaire puis d’écurie.

Les agrandissements du 19ème siècle

Les travaux dirigés par Henri-Antoine Revoil de 1855 à 1875 aboutissent à une reconstruction de la tour-clocher et à l’ajout de chapelles rayonnantes au sein du chœur qui n'est cependant pas doté du déambulatoire initialement prévu . La toiture du chœur fut ornée de tuiles vernissées " à la mode bourguignonne " 

En 1875, la nouvelle cathédrale est consacrée.

Architecture 

L’extérieur

La cathédrale de Montpellier est un rare exemple de cathédrale composée de 4 tours, dont l'une fut abattue lors des mouvements iconoclastes de 1567.

L'entrée précédée du porche massif, composé des deux piles massives cylindriques et de la voûte reliant les piliers à la façade de l'église sont pratiquement les seuls éléments de l'architecture médiévale de la cathédrale que l'on peut encore observer aujourd'hui. Ce porche à baldaquin donne de l’élégance à cette façade principale.

Les gargouilles ne sont pas d’origine médiévale mais ont été implantées aux 17ème et 19ème siècles.

Cet édifice n’est pas orienté est/ouest car il a fallu s’adapter aux contraintes du terrain.

L’entrée se fait donc du côté est.

 

L’intérieur

Quelques chiffres :

  • Longueur intérieure : 95 mètres.
  • Longueur extérieure : 102,50 mètres.
  • Hauteur de la nef : 28,50 mètres.

 

En 1364, construction de la nef par le Pape Urbain V pour devenir la chapelle du monastère bénédictin dans lequel s'installera par la suite l'actuelle Faculté de médecine.
Avant les attaques protestantes, l'ornementation de l'église était très riche. L'autel majeur était entouré d'un retable de vermeil. Au rez-de-chaussée, la petite sacristie était commune avec l'église. Il y avait à l'intérieur des armoires à plusieurs serrures, dont l'une où l'on avait pour habitude de conserver des reliques (bras d'argent de saint Benoît, de saint Germain et de saint Blaise) ainsi que des livres et du linge dans des coffres. Cette sacristie était dite mineure par opposition à la sacristie majeure qui contenait le trésor (reliquaires, vases sacrés, ornements précieux).

Son intérieur a subi de nombreux changements depuis sa création avec des rénovations successives aux 17ème et 19è siècles


En 1775, un grand chœur classique remplace l'ancien chœur créé au 14ème siècle.
Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, le chœur de 1775 fait place à un chœur néogothique toujours présent.

Il y a 12 chapelles rayonnantes autour du chœur.

La cathédrale abrite plusieurs œuvres d’art !

 

Une œuvre à la loupe

La chute de Simon le magicien, Sébastien BOURDON, 1657.

Sébastien Bourdon, le plus célèbre des peintres réformés du 17ème siècle, naît à Montpellier le 2 février 1616 dans un milieu d'artisans modestes. Son père, Marin, est peintre et vitrier, sa mère, Jeanne Gaultière, est fille d'un maître-orfèvre. Le jeune enfant est baptisé le 10 février au temple de Montpellier.

 

En 1657-1658, Bourdon va à Montpellier où il a reçu la commande de La Chute de Simon le Magicien par le chapître de la Cathédrale. Cette œuvre, très mal accueillie, était destinée au maître-autel de la cathédrale Saint-Pierre où elle se trouve toujours dans le bras droit.

 

Ce tableau représente un épisode apocryphe de la vie de saint Pierre.

Selon les Actes des Apôtres (VIII, 9-24), Simon était un magicien, qui opérait en Samarie et se faisait appeler "la Puissance de Dieu, la Grande". Converti par la prédication de Philippe, il reçut le baptême. Mais, quand il offrit de l'argent à Pierre pour obtenir le pouvoir de donner lui aussi le Saint-Esprit en imposant les mains (de là vient le nom de simonie), Pierre le repoussa violemment. Les discussions de Simon avec Pierre et leur fin dramatique sur le Forum sont une légende qui remonte aux livres apocryphes intitulés Actes de Pierre.